{"id":21644,"date":"2016-06-21T04:18:19","date_gmt":"2016-06-21T08:18:19","guid":{"rendered":"http:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/biography\/"},"modified":"2016-08-30T15:02:30","modified_gmt":"2016-08-30T19:02:30","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/biographie\/","title":{"rendered":"Biographie"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb][vc_column css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1466499995513{padding-bottom: 30px !important;}\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<h2>Biographie<\/h2>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1466499334324{padding-bottom: 20px !important;}\u00a0\u00bb][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 16px; line-height: 1.5;\">Edmund Alleyn<br \/>\n1931-2004<\/span><\/h3>\n<h3><\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator type=\u00a0\u00bbnormal\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb thickness=\u00a0\u00bb1&Prime; down=\u00a0\u00bb10&Prime;][vc_column_text css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1472583475218{padding-bottom: 40px !important;}\u00a0\u00bb]<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-21639\" src=\"http:\/\/edmundalleyn.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/portrait.jpg\" alt=\"portrait\" width=\"170\" height=\"213\" \/><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Qu\u00e9bec en 1931, dans la communaut\u00e9 anglo-irlandaise, Edmund Alleyn \u00e9tudie \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des beaux-arts de Qu\u00e9bec, aupr\u00e8s de Jean-Paul Lemieux et Jean Dallaire. En 1955, il remporte le Grand Prix au concours artistique de la Province de Qu\u00e9bec et une bourse de la Soci\u00e9t\u00e9 Royale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 1958, il fait partie de la d\u00e9l\u00e9gation canadienne (avec Paul-\u00c9mile Borduas, Harold Town, Jean-Paul Riopelle et L\u00e9on Bellefleur) \u00e0 la Guggenheim International Award . En 1959, il remporte la m\u00e9daille de bronze \u00e0 la Biennale de Sao Paulo. En 1960, il est s\u00e9lectionn\u00e9 pour repr\u00e9senter le Canada \u00e0 la Biennale de Venise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Edmund Alleyn s\u00e9journe en France de 1955 \u00e0 1970. Durant toute cette p\u00e9riode, son travail \u00e9volue grandement. La peinture non figurative c\u00e8de la place \u00e0 la figuration. D&rsquo;abord inspir\u00e9 par l&rsquo;art des Indiens de la c\u00f4te ouest, le peintre oblique vers une imagerie issue de l&rsquo;univers de la technologie, de l&rsquo;\u00e9lectronique. Cette d\u00e9marche culmine avec la r\u00e9alisation d&rsquo;une sculpture-habitacle audiovisuelle, L&rsquo;<em>Introscaphe<\/em> , qui est install\u00e9 pendant un mois au Mus\u00e9e d&rsquo;Art Moderne de la ville de Paris.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De retour au Qu\u00e9bec, il est frapp\u00e9 par le changement que les ann\u00e9es ont op\u00e9r\u00e9 sur son pays et le devenir socio-politique du territoire entre dans ses pr\u00e9occupations artistiques. Il se consacre de nouveau \u00e0 la peinture, notamment \u00e0 la s\u00e9rie des personnages peints sur plexiglas et plac\u00e9s debout devant de grands tableaux repr\u00e9sentant des paysages. Cette s\u00e9rie, qui s&rsquo;intitule <em>Une belle fin de journ\u00e9e<\/em>, est expos\u00e9e au Mus\u00e9e du Qu\u00e9bec, puis au Mus\u00e9e d&rsquo;Art Contemporain de Montr\u00e9al en 1974. Parall\u00e8lement, il obtient un poste de professeur au d\u00e9partement d&rsquo;arts visuels de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Ottawa, o\u00f9 il enseignera durant plus de 15 ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il expose r\u00e9guli\u00e8rement dans les Mus\u00e9es et les galeries, tant au Qu\u00e9bec,qu&rsquo;en Ontario, et \u00e0 New York, mais laisse derri\u00e8re lui l&rsquo;Europe, avec laquelle il a rompu tous ses liens. En 1990, fra\u00eechement retrait\u00e9 de l&rsquo;Universit\u00e9, il revient en force avec la S\u00e9rie Indigo , qu&rsquo;il expose \u00e0 la Galerie d&rsquo;art Lavalin, ainsi qu&rsquo;au 49\u00e8me parall\u00e8le \u00e0 New York.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 1997, il expose au Mus\u00e9e national des beaux-arts du Qu\u00e9bec et en 1996, il pr\u00e9sente au Mus\u00e9e d&rsquo;Art de Joliette sa r\u00e9trospective <em>Les Horizons d&rsquo;attentes 1955-1995<\/em>. Au Mus\u00e9e de Sherbrooke en 2004, est montr\u00e9e son ultime s\u00e9rie, les <em>\u00c9ph\u00e9m\u00e9rides<\/em>, qui comprend 12 grands formats sur toiles, ainsi que des lavis. En 2016, le Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Montr\u00e9al pr\u00e9sente la premi\u00e8re r\u00e9trospective d\u2019envergure depuis sa mort, en 2004, accompagn\u00e9e d\u2019un catalogue substantiel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Edmund Alleyn occupe une place singuli\u00e8re sur le devant de la sc\u00e8ne des arts visuels au Qu\u00e9bec. Il a eu, entre autres audaces, celle d&rsquo;adopter une expression polymorphe \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la continuit\u00e9 stylistique n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 autant valoris\u00e9e, ou celle encore de prendre des accents m\u00e9taphysiques au moment o\u00f9 le formalisme triomphant bannissait toute allusion de cet ordre. Les premi\u00e8res \u0153uvres d&rsquo;Edmund Alleyn, au milieu des ann\u00e9es 50 signalent un artiste qui prend place avec brio sur une sc\u00e8ne \u2013 dont il ma\u00eetrise rapidement et parfaitement tous les codes \u2013mais qui se refuse \u00e0 ne devenir qu&rsquo;un simple acteur sur cette sc\u00e8ne. Indocile, il va vite ne plus s&rsquo;int\u00e9resser qu&rsquo;au dialogue que cette sc\u00e8ne lui permet d&rsquo;entretenir avec son \u00e9poque, avec sa pratique et plus g\u00e9n\u00e9ralement, avec ses contemporains . \u00a0\u00bb[\/vc_column_text][vc_column_text]<\/p>\n<h3>L&rsquo;oeuvre en question<\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator type=\u00a0\u00bbnormal\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb thickness=\u00a0\u00bb1&Prime; down=\u00a0\u00bb10&Prime;][vc_column_text]Il est presque impossible de ramener \u00e0 un style la peinture d&rsquo;Edmund Alleyn. Artiste polyvalent et en constante mutation, Alleyn produit une s\u00e9rie de corpus, sans h\u00e9siter \u00e0 changer de m\u00e9dium. Inscrits dans leur \u00e9poque, et constituant chaque fois l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une recherche, ces \u00ab\u00a0t\u00e2tonnements\u00a0\u00bb t\u00e9moignent de sa versatilit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 ses d\u00e9buts, dans les ann\u00e9es 50, Alleyn peint des \u0153uvres abstraites sous l&rsquo;influence de Borduas et Riopelle, ses a\u00een\u00e9s. Sit\u00f4t ma\u00eetris\u00e9e, la forme change et des d\u00e9fis formels plus personnels apparaissent. La p\u00e9riode dite \u00ab\u00a0indienne\u00a0\u00bb qui vient alors incorpore \u00e0 l&rsquo;abstraction des symboles issus de la culture am\u00e9rindienne. La palette de couleurs vives, incluant le rose et le orange, confirme la force coloristique d&rsquo;Alleyn.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La p\u00e9riode dite \u00ab\u00a0technologique\u00bb , o\u00f9 l&rsquo;homme et la machine ne font qu&rsquo;un, t\u00e9moigne de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;artiste pour l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;homme, dans une soci\u00e9t\u00e9 de plus en plus automatis\u00e9e. L&rsquo;\u0153uvre phare des ann\u00e9es 70 est sans contredit l&rsquo;Introscaphe , une sculpture-habitacle propose l&rsquo;immersion du spectateur. 4 minutes de sensations fortes et de bombardement d&rsquo;images, dans un vaisseau de forme ovarienne enti\u00e8rement con\u00e7u et r\u00e9alis\u00e9 par l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La recherche de racines se poursuit avec l&rsquo;Exposition Une belle fin de journ\u00e9e , qui marque son retour en Am\u00e9rique. Alleyn y d\u00e9peint les Qu\u00e9b\u00e9cois, grandeur nature, sur plexiglas, dans un style hyper-r\u00e9aliste.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La s\u00e9rie Indigo , inspir\u00e9e par une maison acquise au bord d&rsquo;un lac, nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir un monde plus personnel de l&rsquo;artiste. Les sentiments de nostalgie, de m\u00e9moire, de bonheur perdu apparaissent dans ces toiles qui traduisent l&rsquo;\u00e9tat mental du peintre revenu \u00e0 la figuration.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La derni\u00e8re p\u00e9riode de travail, Les \u00c9ph\u00e9m\u00e9rides \u2013 grands formats repr\u00e9sentant un chaos d&rsquo;objets en suspension sur fond noir -, semble reprendre une exploration des ann\u00e9es 60, la cohabitation abstraction \/ figuration. Mais la vision s&rsquo;est assombrie et le noir et blanc a supplant\u00e9 la couleur foisonnante de la jeunesse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Devant l&rsquo;\u0153uvre achev\u00e9e, on peut aujourd&rsquo;hui \u00e9tablir des ponts entre les \u00e9poques et apercevoir les th\u00e8mes r\u00e9currents d&rsquo;une \u0153uvre certes \u00e9clectique, mais dont l&rsquo;analyse approfondie fait rejaillir la coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Notons pour le plaisir, la r\u00e9currence des motifs suivants\u00a0:<br \/>\nL&rsquo;eau , sous toutes ses formes, L&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;Homme (Des origines de l&rsquo;humanit\u00e9, au singe et \u00e0 l&rsquo;homme, et de Freud au surr\u00e9alisme).[\/vc_column_text][vc_column_text]<\/p>\n<p>I am text block. Click edit button to change this text. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_column_text css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1472583174131{padding-top: 30px !important;}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h3>Edmund Alleyn par lui-m\u00eame<\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_separator type=\u00a0\u00bbnormal\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb thickness=\u00a0\u00bb1&Prime; down=\u00a0\u00bb10&Prime;][vc_column_text]<strong>Les ann\u00e9es 50<\/strong><br \/>\n\u00ab Des tableaux non pas abstraits, mais non-figuratifs. Des tableaux qui charriaient quand m\u00eame des images, de la lointaine Gasp\u00e9sie.. Qui \u00e9taient survenus peut-\u00eatre \u00e0 cause de ce sentiment d&rsquo;isolement, de manquer de rep\u00e8re en arrivant \u00e0 Paris. Des formes qui \u00e9taient d\u00e9riv\u00e9es des bois de gr\u00e8ve blanchis par la mer qu&rsquo;on peut voir sur les ports de Gasp\u00e9sie. Des esp\u00e8ces de poutrelles tout \u00e7a faisait des tableaux d&rsquo;une construction assez violente, une peinture plut\u00f4t instinctive. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1955-1960<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Je crois que les tableaux typiques de cette \u00e9poque-l\u00e0 pouvaient montrer une genre de grande masse sombre suspendue dans l&rsquo;espace. Peinte avec des couches successives de peinture. Donc chaque couche laissait quand m\u00eame entrevoir une couche qui \u00e9tait en-dessous. On avait l&rsquo;impression qu&rsquo;il y avait une superposition d&rsquo;\u00e9tats dans le tableau. D&rsquo;\u00e9tats temporels. C&rsquo;\u00e9tait une peinture assez sombre, et \u00e7a a dur\u00e9 jusqu&rsquo;en 1960. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1962-1964<\/strong><br \/>\n\u00ab C&rsquo;est vers 63 que je commence \u00e0 m&rsquo;entendre un petit peu mieux avec la couleur. \u00c0 ce moment-l\u00e0 \u00e9tait apparu dans mes tableaux des graphismes, des formes un peu s\u00e9mantiques : des cercles, des croix, des rectangles. Il y avait un univers en formulation que j&rsquo;interrogeais. Au d\u00e9but de 64, une amie m&rsquo;a montr\u00e9 des reproductions des indiens de la c\u00f4te ouest : les Aidas, les Tinguely, etc. Les formes que j&rsquo;utilisais \u00e9taient tr\u00e8s pr\u00e8s des formes utilis\u00e9es par les indiens. \u00c7a a donc \u00e9t\u00e9 une d\u00e9couverte tr\u00e8s importante pour moi .J&rsquo;ai fait les ajustements n\u00e9cessaires, et je suis parti dans un trip de peinture indienne. Voici que se pr\u00e9sentait une chance d&rsquo;arriver \u00e0 une affirmation \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de mon travail qui r\u00e9f\u00e9rait directement \u00e0 la g\u00e9ographie de mon pays et en quelque sorte \u00e0 son histoire. Les meilleurs tableaux ont \u00e9t\u00e9 faits \u00e0 Perc\u00e9, face \u00e0 la mer en Gasp\u00e9sie \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 64. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1965-1970<\/strong><br \/>\n\u00ab \u00c0 cette \u00e9poque-l\u00e0, en 65, il y avait la guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie en France \u00e0 laquelle nous \u00e9tions extr\u00eamement sensibilis\u00e9s. Il y avait les relents de la guerre du Vietnam qui impliquait toute l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, le Canada y compris. Comme je ne pouvais pas me d\u00e9barrasser de ces questions, j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de les int\u00e9grer dans mon travail. A commenc\u00e9 une nouvelle suite de travaux qu&rsquo;on a appel\u00e9 les travaux technologiques. L&rsquo;Homme est r\u00e9duit \u00e0 un st\u00e9r\u00e9otype dans ces tableaux-l\u00e0. c&rsquo;est l&rsquo;Homme qui n&rsquo;est pas tellement violent\u00e9 physiquement comme il est soumis \u00e0 cette oppression socio-bureaucratique, d&rsquo;exp\u00e9rimentation scientifique sans but pr\u00e9cis. L&rsquo;Homme cern\u00e9, pi\u00e9g\u00e9 en quelque sorte par la civilisation technologique dont il est inventeur. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1968-1970<\/strong><br \/>\n\u00abDans ces ann\u00e9es, se sont affirm\u00e9es des pr\u00e9occupations nouvelles : faire un travail qui puisse passer outre au pr\u00e9-requis culturel des \u0153uvres d&rsquo;art de ce si\u00e8cle, exig\u00e9 du spectateur. Essayer d&rsquo;atteindre les milieux, les pools de la population qui ne faisaient pas partie de l&rsquo;\u00e9lite cultiv\u00e9e que l&rsquo;on peut voir dans les mus\u00e9es et dans les galeries. Par la poly-sensibilisation, essayer d&rsquo;entourer le spectateur. \u00c7a a men\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Instroscafe, mais auparavant il y a eu quelques \u0153uvres comme \u00e7a, des objets qui int\u00e9graient le son, des images, o\u00f9 il y avait le temps qui se d\u00e9roulait. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1970-1976<\/strong><br \/>\n\u00ab[Ces personnages], sont des gens anonymes, des gens que je ne connais pas du tout et que j\u2019ai photographi\u00e9 sans but pr\u00e9cis lors de mes promenades \u00e0 La Ronde. C\u2019est que lors de mon retour \u00e0 Paris, apr\u00e8s quinze ans d\u2019absence, je n\u2019ai rien fait pendant deux ans. J\u2019ai drop\u00e9. J\u2019ai pris des centaines de diapositives pour faire finalement une esp\u00e8ce de portrait collectif anonyme [\u2026]. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Lorsque je suis revenu, il y a trois ans, sur la pointe des pieds, j\u2019\u00e9tais face \u00e0 un pays \u00e0 la fois familier et \u00e9tranger. Ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on \u00e9migre chez soi. [\u2026] En 1955, c\u2019est le Canada que j\u2019ai quitt\u00e9. Lorsque je suis revenu, c\u2019est au Qu\u00e9bec que je reviens. C\u2019est \u00e0 Paris que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 comprendre ce que \u00e7a signifiait pour moi d\u2019\u00eatre qu\u00e9b\u00e9cois. \u00bb<\/p>\n<p>&#8211; Extraits de l\u2019article Un Drop-out made in Qu\u00e9bec, interview par Gilles Toupin, La Presse, 9 oct., 1974.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1990<\/strong><br \/>\n\u00ab Maintenant mes rapports avec le temps et l&rsquo;espace se sont beaucoup pr\u00e9cis\u00e9s. C&rsquo;est nettement devenu le sujet de mes tableaux alors que \u00e7a ne l&rsquo;a pas toujours \u00e9t\u00e9. Mais y&rsquo;a toujours eu l&rsquo;obsession d&rsquo;arr\u00eater le temps de retenir une dimension pour pouvoir l&rsquo;examiner plus tard et \u00e9ventuellement la communiquer. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2000<\/strong><br \/>\n\u00ab C&rsquo;est un \u00e9tat \u00e9motionnel. La peinture doit fournir des images \u00e0 cet \u00e9tat-l\u00e0. Doit utiliser les images de fa\u00e7on m\u00e9taphysique, les images doivent devenir des symboles. Il ne faut jamais s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 al premi\u00e8re interpr\u00e9tation qui nous vient \u00e0 l&rsquo;esprit.<\/p>\n<p>Ce que j&rsquo;essaye de peindre maintenant? J&rsquo;explore un lexique imagiste qui remonte probablement au d\u00e9but de ma vie.<br \/>\nOn surprend des obsessions, pourquoi cette image revient. On d\u00e9couvre un sens nouveau \u00e0 une image qui nous paraissait famili\u00e8re.<\/p>\n<p>Je pense qu&rsquo;il y a des \u00e2ges o\u00f9 l&rsquo;on essaye d&rsquo;explorer des nouveaux territoires. Aujourd&rsquo;hui, ce qui m&rsquo;int\u00e9resse, c&rsquo;est de rester \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une g\u00e9ographie qui a \u00e9t\u00e9 celle de toute ma vie. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Edmund_Alleyn\" target=\"_blank\">En savoir plus<\/a>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb][vc_column][\/vc_column][\/vc_row][vc_row row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb][vc_column][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb][vc_column css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1466499995513{padding-bottom: 30px !important;}\u00a0\u00bb][vc_column_text] Biographie [\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1466499334324{padding-bottom: 20px !important;}\u00a0\u00bb][vc_column][vc_column_text] Edmund Alleyn 1931-2004 [\/vc_column_text][vc_separator type=\u00a0\u00bbnormal\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb thickness=\u00a0\u00bb1&Prime; down=\u00a0\u00bb10&Prime;][vc_column_text css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1472583475218{padding-bottom: 40px !important;}\u00a0\u00bb] N\u00e9 \u00e0 Qu\u00e9bec en 1931, dans la communaut\u00e9 anglo-irlandaise, Edmund Alleyn \u00e9tudie \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":17,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-21644","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/21644","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21644"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/21644\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22578,"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/21644\/revisions\/22578"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmundalleyn.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}